Bricolage au lever du soleil pour réparer la casse de la veille. Lors du transfert du pneu avant vers l’arrière j’ai pu constater l’efficacité des chambres à air « SLIM » avec préventif. Cinq épines étaient plantées dedans et le pneu n’avait aucune baisse de pression ! Après un petit déjeuner copieux et le remplissage du sac à eau j’entreprends 3km d’aller-retour dans le village pour tester le nouveau montage. C’est avec les jambes chaudes que j’attaque l’ascension du Mont Gemil, point culminant de notre semaine, juste à la sortie du village. Le soleil tape fort, la pente est raide, un deuxième groupe est en vue, toute les conditions pour se lancer un « défi » après quelques photos. Olivier tient, une fois de plus, un rythme que je ne peux pas suivre, je décroche et roule à mon train. Elisabeth, qui est une bonne grimpeuse, a chatouillé l’amour propre d’un bon nombre de vététistes confirmés dans leur machisme. C’est en la « remontant » que j’ai pu apprécier tout les commentaires à son sujet. Je la dépasse dans un raidillon, normal ce n’est qu’une simple femme :o) Arrivé au sommet, le vent nous rafraîchit, nous contemplons le paysage et les changements de couleur du lac lointain au grés du passage des nuages en encourageant les grimpeurs.
Le déjeuner sera un pique nique sur la place principale d’Ibrahimpasa, village construit dans la pente, avec ses habitations de style grec. Les enfants jouent, les moutons passent, de vielles motos circulent, dans le contre bas un homme découpe une carcasse de voiture à la main, ici rien ne se perd, tout se transforme.
Nous repartons vers Uchisar et empruntons « La Vallée des Pigeons » et ses innombrables habitations troglodytes transformées en pigeonniers, dont certaines ressemblent à des vaisseaux spatiaux futuristes. Puis «La Vallée Rouge » qui serpente dans d’étroits canyons, avec son passage clé par des échelles pour rejoindre un bar où nous passerons la nuit à la belle étoile dans les cheminées de fées. Une excursion en bus au Hamann de Goreme nous permettra de nous détendre complètement surtout après être passé entre les mains expertes des masseurs avant d’affronter la dureté du sol anatolien. Une nuit inoubliable.