Dimanche 3 juin
Le petit déjeuner est dans le même style que le souper. Il y a plein de produits maison que nous goutterons tous. Isabelle aura une préférence pour la confiture Fraise/rhubarbe. Nous partons conscient de laisser derrière nous un confort que nous ne reverrons pas de si tôt.
Quelle galère ces passages de clôture ! La chaîne intermédiaire touche à chaque fois nous obligeant à mettre pieds à terre sous le regard placide des vaches Monbéliardes. Isabelle a failli se bloquer une cale de chaussure dans le grillage de l'un de ces ponts. Elle a beaucoup de mal à roder ses chaussures et cela devient un problème.
De retour au dessus des gorges, les duals se transforment en singles caillouteux. Nous avons vu le saut du Doubs mais raté les bassins car le belvédère n'était plus fléché. Isabelle fatigue mais reprend des forces au restaurant. Sa crêpe est énorme et le vin est bon ... trop bon. Comme prévu avec Dany, je me paye le luxe de manger des saucisses de Morteau à Morteau.
C'est à 14H30 que nous reprenons la route avec un gros mal de fesses. Il y a beaucoup de route et les pentes sont raides. Isabelle promet de ne plus boire autant de vin avant de reprendre le vélo. Tant mieux, je finirais la bouteille ;-)
Comme indiqué sur le guide on voit les fameuses fermes à " tué ".
C'est à " La Perdrix " que nous quittons la GTJ pour traverser le village des Alliés par une grosse descente prise à fond la caisse. Nous progressons sur le GR5 jusqu'à la ferme de la Barillette puis nous continuons l'ascension du Cernet. Nous passons la frontière dans les bois et descendons la montagne jusqu'au poste de " La Grosse Ronde ". Je change de cartographie et demande au GPS de me guider par la route jusqu'à l'hôtel qui n'est plus qu'a 2.2 km à vol d'oiseau.
Le problème c'est que nous ne sommes pas des oiseaux, ça grimpe fort jusqu'à la Citadelle et Isabelle n'en peut plus. Elle a une grosse cloque sur le talon, la chaire est à vif et sa cheville est redevenue douloureuse. Heureusement la route descend pratiquement jusqu'à l'arrivée.
Le bar et la salle à manger en terrasse sont neufs. Nos hôtes suisses nous fournissent de la pommade et des pansements. Là aussi nous profitons de la machine à laver.
Très bon repas : pointes d'asperges, crudités, roti de porc et légumes maison, crème catalane le tout suivi d'un pinot noir suisse (13°/2005).
Bien que les lieux soient calmes, on n'a pas très bien dormis dans les lits jumeaux…